Historique
Les débuts
Créée le 6 novembre 1889, Nintendo se nomme d'abord
Nintendo Koppaï ( en français " Laissons les dieux en
décider " ou bien "nous faisons de notre mieux et nous
attendons les résultats" ) et il ne s'agit que d'une petite
entreprise artisanale que Fusajiro Yamauchi a créée
pour vendre les cartes à jouer, les Hanafudas, qu'il avait
inventées et fabriquées lui-même. Elle est
rapidement devenue leader du marché des cartes à
jouer au Japon.
Fusajiro prendra sa retraite en 1929 et cédera sa place
à son gendre, Sekiryo Yamauchi(Originellement Sekiryo
Kaneda, il adopta le nom de Yamauchi suite à la demande de
Fusajiro). En 1947, Sekiryo crée une nouvelle
société, Marufuku Co. Ltd (rebaptisée Nintendo
Karuta Co. Ltd. en 1951) dans le but de distribuer les Hanafudas
à l'étranger.
La société sera rebaptisée 3 fois : Yamauchi
Nintendo & Co. en 1933, Nintendo Playing Cards Co. Ltd en 1951
et enfin Nintendo Co. Ltd en 1962.
Il faudra attendre 1949 et l'arrivée de Hiroshi Yamauchi, le
petit fils de Sekiryo Yamauchi, (et qui sera président de
Nintendo jusqu'en 2002) pour voir les activités de la
société se diversifier concrétement. Par
exemple on l'a vue se développer dans le marché des
portions de riz individuelles, la gestion de compagnies de taxis et
même propriétaire d'une maison close, activités
anecdotiques. Et c'est grâce à un contrat signé
avec Disney en 1959 que la société prend une
envergure internationale et entre en bourse en 1962, sous le nom de
Nintendo Co. Ltd.
En 1969 est créé le département Games
dirigé par un nouveau venu dans l'entreprise, Gunpei Yokoi.
Le premier jouet de ce dernier se nomme Ultra Hand et se vendra a
1,2 millions d'exemplaires. Par la suite Nintendo lancera d'autres
jouets avec plus ou moins de succés.
Les jeux video
C'est au début des années 1970 que Nintendo se tourne
vers le marché naissant des jeux vidéo. En plus de
créer des jeux pour les bornes d'arcades, Nintendo collabore
avec Magnavox à la création de l'Odyssey, la
première console de salon multi-jeux de l'histoire
(1972).
La première console créée par Nintendo voit le
jour en 1977. Elle se nomme la Color TV Game 6 (plusieurs variantes
lui succéderont comme la Color TV Game 15, la Color TV Game
Racing 112 et la Color TV Game Block Kuzushi) fonctionnant à
piles pour la première version, une seconde version avec
adaptateur secteur arrivera 2 mois plus tard. Les microprocesseurs,
trop chers à fabriquer pour Nintendo, viennent de la
société Mitsubishi. Cette console connaitra le
succés et incitera Nintendo à poursuivre dans ce
domaine.
En 1980, Nintendo sort les Game & Watch créés par
le génie Gunpei Yokoi. Ces petits jeux électroniques,
qui tiennent dans la poche, connurent un succés
phénoménal à travers le monde, à noter
que de nos jours certaines versions de G&W très
recherchées atteignent des prix avoisinant les 500 euros.
C'est de ces jeux électroniques (avec un écran
à cristaux liquides) que sont issus les plus
emblématiques personnages de Nintendo (Mario Bros et Donkey
Kong). C'est la même année que le premier jeu de
Shigeru Miyamoto, Donkey Kong sort sur bornes d'arcade. Gunpei
Yokoi, créateur du jeu Metroid, est aussi l'inventeur de la
croix directionelle qui depuis 1980 bénéficie d'un
brevet d'étude appartenant à la firme Nintendo.
Forte de ces succés, Nintendo crée Nintendo of
America, sa filiale américaine dont le siège social
est situé à New York, en 1982. Dans la même
veine, Nintendo of America ouvre, dans la même année,
un quartier général subsidiaire dans la ville de
Seattle.
En 1983, un nouveau centre est construit à Uji City afin
d'améliorer la production et favoriser l'expansion. Nintendo
s'installe à Vancouver et bàtit un centre
vidéoludique aux allures familiales. Au cours de la
même année, le chiffre d'affaires de Nintendo of
America atteint le plateau 10 millions de dollars. En juillet,
Nintendo fait son entrée sur le premier marché
boursier de Tōkyō.
La domination mondiale : Famicom
En 1983, Nintendo sort la console Famicom (Family Computer) au
Japon, et en 1985 aux États-Unis sous le nom de Nintendo
Entertainment System (NES).
Au début des années 1980, la micro-informatique
explose et le marché des consoles s'effondre pour la
première fois de sa courte histoire. En effet, à
l'époque, les micro-ordinateurs ne coùtent pas plus
cher que les consoles tout en offrant plus de services. Seule la
Famicom, grâce à son prix très
compétitif, réussit à tirer son épingle
du jeu. Et alors que Coleco fait faillite, que Mattel et MB
s'écartent du marché et qu'Atari et Philips se
recyclent dans l'informatique, Nintendo se retrouve ainsi sans
aucun concurrent. Malgré la sortie, en 1986, de la console
Master System de Sega, Nintendo régne en maître
incontesté sur le marché des consoles. En effet,
à cette époque, au Japon et aux États-Unis, un
foyer sur trois était équipé d'une Famicom.
C'est grâce à la qualité et au nombre important
de jeux sortis que la Famicom s'impose, selon la tactique
imposée par Hiroshi Yamauchi. En 1985, le très
célébre Super Mario Bros est mis en vente et sera le
jeu le plus vendu au monde avec ses 40 millions
d'exemplaires.
En 1986, Nintendo va lancer sur le marché japonais un
périphérique révolutionnaire permettant de
télécharger les jeux, le Famicom Disk System. C'est
sur la NES que naîtront les plus grandes licences Nintendo
tels que Metroid, la trilogie Super Mario Bros ou encore The Legend
of Zelda dont le premier épisode sort en 1986. Le
chef-d'oeuvre créé par Shigeru Miyamoto se vend
à plus de 6 millions d'exemplaires. Le marché se
développe tellement qu'on assiste, en 1988, à une
véritable pénurie de microprocesseurs chez
Nintendo.
Le produit japonais le plus répendu dans le monde
après le Walkman
Encore grâce au génie de Gunpei Yokoi, Nintendo
enfonce le clou en sortant en 1989 la Game Boy. La sortie de la
petite console portable de Nintendo est accompagnée du
célébre Tetris ; c'est un succés foudroyant.
Cette console a su allier prix bas, grande autonomie et un
catalogue de jeux aussi riche que varié. C'est un mariage
dont a été incapable la lynx d'Atari et la portable
de NEC pourtant bien plus performantes, mais bien trop
chères. Seule la GameGear de Sega aurait pu concurrencer
sérieusement la Game Boy, mais sa faible autonomie lui a
fait perdre le combat. À cette époque, tous les
concurrents de la Game Boy étaient en couleurs, alors
qu'elle ne disposait que d'un écran monochrome. Elle
remporte un succés dès sa sortie et le gardera de
nombreuses années grâce aux variantes Game Boy Pocket
en 1996, et Game Boy Color en 1998, jusqu'à être
remplacée par la Game Boy Advance en 2001. Trois ans plus
tard, une version améliorée nommée Game Boy
Advance SP sortira, plus compacte et
rétro-éclairée.
En 2005, la Nintendo DS lui succéde : construite sur le
modèle des Game & Watch (version Donkey-Kong),
dotée de deux écrans, dont un tactile: c'est une
véritable révolution, offrant un gameplay encore plus
large pour les fans de consoles portables. Fin 2005 sort la Game
Boy Micro, version encore plus compacte de la Game Boy Advance, pas
plus grosse qu'un téléphone portable. En 2006 sort la
DS lite, plus fine et aussi performante que la DS.
L'âge d'Or : Super Nintendo
C'est NEC avec sa PC-Engine (Turbo GrafX-16 aux USA) et surtout
Sega avec sa Genesis (Megadrive en Europe), qui briseront la
suprématie de Nintendo. Nintendo réplique en 1990 en
sortant la Super Famicom (SNES aux États-Unis,
Super-Nintendo en Europe). Et malgré un démarrage un
peu difficile de la petite dernière de Nintendo, la firme
fait toujours d'énormes bénéfices grâce
aux ventes de consoles Famicom et de Game Boy. Super Mario Bros. 3
(sorti en 1991 sur Nes) est un rouleau compresseur qui se vend
à 15 millions d'exemplaires.
Ce n'est qu' à partir de 1992 (date de sa sortie en Europe)
et grâce à sa légére
supériorité technique face à ses concurrentes
(en particulier le Mode 7, qui permet de créer des jeux en
pseudo 3D, comme F-Zero ou Super Mario Kart, et le nombre de
couleurs affichées à l'écran), que la console
finit par s'imposer.
Par la suite, le catalogue de la console va continuer de
s'étoffer avec des jeux mythiques comme The Legend of Zelda:
A link to the past, Super Metroid (dont le héros est une
femme), Street Fighter II,la trilogie Donkey Kong Country
(où les personnages sont modélisés en 3D
véritable révolution pour l'époque),Super
Mario Kart ainsi que les séries de jeux de rôles Final
Fantasy ,Seiken Densetsu et Dragon Quest. La console explore
même la 3D avec le chip graphique Super FX utilisé
dans le mythique Star Fox (StarWing en Europe). À cette
époque, Nintendo maîtrise encore 75% du marché
des consoles de jeux vidéo. Super Mario World 2: Yoshi's
Island en 1995 reprèsente l'apogée des jeux Nintendo
de cette génération. Toujours en 1995 et afin de
booster les ventes face à une concurence de plus en plus
agressive, Nintendo va lancer un nouveau périphérique
(uniquement au Japon) permettant, grâce à un
adaptateur satellite, de télécharger des jeux sur sa
console: le Satellaview. 1995 est aussi l'année ou Nintendo
va entrer dans le capital de Rareware la société a
l'origine du développement de Donkey Kong Country.
En 1998 la console s'était vendue à plus de 49
millions d'exemplaires et une version relookée sort au Japon
et aux États-Unis : la Super Nes Jr.
Nintendo 64, Virtual Boy : les premiers
échecs
Ensuite vient une période creuse qui voit l'abandon du
projet CD-ROM Super Nintendo Play Station en partenariat avec Sony
(qui reprendra la machine à son compte et l'appelera tout
simplement PlayStation) et le flop du Virtual Boy, une console
expérimentale, jamais sortit en Europe, qui reprenait le
concept de réalité virtuelle, en 1995.
La Nintendo 64 ou N64 sort en 1996 au Japon et aux
États-Unis et en 1997 en Europe. Cette console ultra
puissante lors de son annonce en 1993 (sous le nom d'Ultra 64 et en
partenariat avec Silicon Graphics) n'?était plus aussi
révolutionnaire en 1996, aprés 2 ans de retard. Sans
être un échec commercial, elle ne connaît pas le
succés escompté, et le marché se voit
dominé par Sony et sa PlayStation. La perte des parts de
marché n'empéche toutefois pas la Nintendo 64
d'enchaîner les succés avec de nombreux jeux vendus
à des millions d'exemplaires. Nintendo, principal
éditeur de sa propre console, connaît ainsi des
bénéfices exceptionnels. Super Mario 64 qui sort en
même temps que la console révolutionne le monde du jeu
vidéo avec sa 3D superbe et sa maniabilité au stick
analogique (la Nintendo 64 était la première console
de l'histoire à étre pourvue d'un stick
analogique).
En octobre 1997, un tragique évenement bouleverse Nintendo
et ses fans: la mort de Gunpei Yokoi dans un accident de la route.
Ce dernier avait quitté Nintendo deux ans plus tot suite a
l'échec du Virtual Boy.
C'est un petit jeu anodin, nommé Pocket Monster
(Pokémon), sorti sur Game Boy en 1997, qui va relancer la
firme. En effet, et contre toute attente, ce jeu connaît un
succés planétaire et se place en tête des
meilleures ventes de jeux, relançant du même coup les
ventes de Game Boy, et faisant de la portable de Nintendo la
console la plus vendue de l'histoire.
Par la suite, des succés comme Mario Kart 64, The Legend of
Zelda: Ocarina of Time et GoldenEye, F-Zero X vont
s'enchaîner et faire décoller les ventes de cette
console (sans toutefois égaler celles de la
PlayStation).
Lors de l'E3 1999, Nintendo annonce sa nouvelle console : la
Dolphin (le nom de code de la GameCube).
En 2000, Rareware sort la suite non officielle de Goldeneye :
Perfect Dark qui surpasse son ainé et Nintendo lance The
Legend of Zelda: Majora's Mask qui malgré sa qualité
mais surtout son originalité ne se vend qu'a 3,3 millions
d'exemplaires.
En 2001,le rythme des sorties se ralentit : la fin est proche.
Néanmoins, c'est au cours de cette année que Rareware
sort le jeu le plus injurieux de la console : Conker's Bad Fur Day
qui est aujourd'hui une véritable piéce de
collection. Nintendo sortira, dans le dernier trimestre de 2001,
son ultime grand jeu : Paper Mario suite de Super Mario RPG sur
Super Nintendo.
64DD
Le 64DD (DD pour Disk Drive) est une extension matérielle de
la Nintendo 64 permettant d'effectuer des modifications dans les
jeux tels que l'édition de niveaux, de personnages et permet
aux éditeurs de jeux de distribuer des mises à jour
via le réseau Randnet, grâce à la
possibilité de stockage de données sur disque dur. Ce
dernier permet également d'augmenter la taille des jeux,
bridée sur cartouche. D'abord annoncé en novembre
1995 par Hiroshi Yamauchi, le périphérique a
été maintes fois repoussé pour finalement
sortir le 11 décembre 1999, au Japon seulement. Il
fùt un echec commercial, peu de jeux étant sortis sur
cette plateforme qui fùt abandonnée un an plus tard.
Parmi les titres prévus sur le support 64DD, on peut citer
Star Fox Adventures, The Legend of Zelda : Majora's Mask, The
Legend of Zelda : Ocarina of Time Master Quest, Fire Emblem 64,
Mother 3, Paper Mario, Oriental Blue entre autres.
La reléve : Game Boy Advance
En juin 2001, Nintendo sort la remplaçante de la Game Boy (
âgée de 13 ans, bien qu'ayant connu 3
évolutions; le Game Boy Pocket en 1996, le Game Boy Light et
le Game Boy Color en 1998 ), le Game Boy Advance. Cette console
portable, plus puissante que la Super Famicom, crée un
véritable engouement, tant chez les joueurs que chez les
développeurs. Le 28 mars 2003, Nintendo sort la Game Boy
Advance SP. Même puissance mais design différent : la
console est repliable, l'écran
rétro-éclairé et les piles sont
remplacées par une batterie. À noter : une nouvelle
version améliorée de l'éclairage en
2005.
Fin 2005 au Japon et aux États-Unis, Nintendo lance une
troisième version du Game Boy Advance, le Game Boy Micro
avec un écran rétro-éclairé et une
coque amovible de décoration; trois coques sont fournies
avec la console. L'écran est de meilleure qualité que
ceux des versions précédentes du Game Boy Advance. Sa
petite taille, plus petite de face qu'une carte de crédit,
attire une nouvelle clientèle plus âgée. Cette
console se vend assez bien, même si elle n'est que
légérement moins coùteuse que la Nintendo DS
qui offre une compatibilité avec le même catalogue de
jeu.
GameCube
Fin 2001, Nintendo sort au Japon et aux États-Unis le
GameCube (autrefois nommée Dolphin), créé pour
concurrencer la Dreamcast de Sega, la PlayStation 2 de Sony et la
Xbox de Microsoft, la nouvelle console 128-bits de Nintendo a bien
des atouts. C'est la première console de Nintendo à
délaisser les cartouches pour un format de stockage sur
Mini-DVD. En plus de sa grande puissance,le GameCube
débarque avec un catalogue mélant les classiques de
la marque, comme Metroid Prime, Super Smash Bros. Melee et des
titres innovants tels que Pikmin ou Animal Crossing. Nintendo a
également signé un accord d'exclusivité, perdu
par la suite, avec Capcom pour sa série Resident Evil dont
l'épisode 4 qui sort en 2005 obtient un franc succés
critique et commercial.
Le GameCube sort en Europe en 2002, et Panasonic commercialise, au
Japon seulement, une version de la GameCube capable de lire les
films DVD nommée Q (prononcer "kiou").
Toujours en 2002, Nintendo crée une carte d'arcade
(basée sur le GameCube) en collaboration avec Sega et Namco.
Son nom : la Triforce (clin d'oeuil à Zelda). Les jeux
créés sur ce support ont l'avantage d'être
facilement et rapidement portable sur le GameCube (ex. le jeu
d'arcade F-Zero AX devenu F-Zero GX sur GameCube).
Fin mai 2002, Hiroshi Yamauchi quitte la présidence de
Nintendo après plus de 50 ans passés à sa
tête ! Son successeur est Satoru Iwata.
C'est également en 2002 que Nintendo va se séparer de
Rareware, rachetée par Microsoft.
Le GameCube sera doté de nombreux accessoirs comme un
clavier, divers modems, une connexion à la Game Boy Advance,
un micro, les Bongos (sortes de tam tam), un adaptateur pour jouer
à la Game Boy Advance...
Lors de l'E3 2004, Nintendo annonce un nouveau Zelda. Il est
annoncé pour la fin d'année 2006 au Japon. C'est
également lors de cette période que Nintendo va
renouer avec Square après une absence de prés de 7
ans. Square sortira Final Fantasy Crystal Chronicles sur GameCube
et de nombreux jeux sur Game Boy Advance et Nintendo DS.
La Chine: nouveau marché
Lors du Tokyo Game Show 2003, Nintendo a annoncé sa
décision de s'implanter en Chine. Les produits Nintendo
commercialisés en Chine porteront le nom iQue. Le premier
projet de Nintendo en Chine sera l'iQue Player, une Nintendo 64
recarossée. Pour éviter le piratage, les jeux sont
téléchargés depuis des bornes spéciales
sur des cartouches flashs réinscriptibles (à la
manière du Famicom Disk System).
Par la suite Nintendo exportera également la Game Boy
Advance, la Game Boy Advance SP, la Nintendo DS et la Game Boy
Micro.
Innovation et Revolution
Fin 2004 au Japon et aux États-Unis d'Amérique,
début 2005 en Europe, Nintendo lance cette nouvelle console
portable équipée de plusieurs fonctions jusque
là inédites dans le domaine du jeu vidéo
portable, telles que l'utilisation de deux écrans
rétro éclairés simultanément dont un
tactile, d'une connexion internet-joueurs wifi et d'un microphone
intégré. Avec un son stéréo ou Surround
(suivant l'utilisation d'un casque), la
rétro-compatibilité avec les titres du Game Boy
Advance, d'une mise en veille automatique et d'une
agréabilité incroyable, la Nintendo DS est un vif
succés.
En novembre 2005, Nintendo lance son nouveau système de jeu
en ligne : le Nintendo Wifi Connection. Rapide, simple, sùr
et gratuit ce système connaît un vif succés en
partie grâce à Mario Kart DS qui sort au même
moment. Ce système sera également compatible avec la
console Wii.
Début janvier 2006, Nintendo annonce avoir
écoulé 13 millions de DS dans le monde depuis son
lancement à l'échelle mondiale jusqu'à la fin
décembre 2005. Un chiffre conséquent suivi par des
ventes de jeux excellentes dépassant le million pour des
titres tels que Nintendogs, Animal Crossing: Wild World, Mario Kart
DS, Metroid Prime Hunters, Nintendo DS Brain Training, etc.
Toujours fin janvier 2006, Nintendo annonce une version
relookée de la Nintendo DS dans un style assez proche de la
Nintendo Wii (nom de code Revolution). Nommée Nintendo DS
Lite, elle est sortie le 2 mars 2006 au Japon pour le prix de 16
800 yens (environ 118 Euros) et elle sortira en Amérique du
Nord le 11 juin pour le prix de 149$CAD et en France le 23 juin
2006 pour le prix de 149,99€. Cette dernière sera moins
lourde que l'originale (218g contre 275 pour l'originale), plus
petite : ses dimensions ayant été réduites
(133 x 74 x 22 contre 149 x 85 x 29) et il sera possible de
gérer la luminosité de l'écran avec 4 niveaux
de réglages. Sa sortie en Europe est le 23 juin 2006 selon
les sources officielles et les divers sites d'actualité du
jeu vidéo. Selon plusieurs joueurs, il s'agit de la console
inaugurale de New Super Mario Bros. (un certain mélange de
tous les épisodes en un seul nouveau jeu). Ce jeu s'est
vendu à 900 000 d'exemplaires dans les 4 premiers jours de
sa sortie.
Début mars 2006, la barre des 1 millions de joueurs uniques
sur la Nintendo Wi-Fi Connection est dépassée et
Nintendo se fait un nom dans le domaine du jeu vidéo online
par la même occasion. La Nintendo Wi-Fi Connection offre la
possibilité de jouer en ligne à travers le monde
GRATUITEMENT. Pas étonnant que Nintendo s'est relancé
dans la compétition. Maintenant, la DS (et DS Lite) est en
compétition avec la PSP de Sony (PlayStation
Portable).
Le futur
Nintendo prépare actuellement une future console de salon,
la Wii (dont l'ancien nom - de code - était Revolution) qui
a été présentée en version jouable
à l'E3 au début du mois de mai 2006. Ce nom se
prononce " oui " ou " we " (nous en anglais). Peu d'informations
sont connues à propos de cette console dont la sortie est
prévue courant 2006, toutefois il est sûr qu'elle
proposera un système de jeu en ligne comme celui qui a vu le
jour sur la Nintendo DS en novembre 2005. Ce système on-line
(le Nintendo Wifi Connection) est entiérement gratuit. Elle
offrira une compatibilité avec les jeux de la Nintendo
GameCube. De plus, elle permettra d'avoir accés aux jeux
NES, Super Nintendo et Nintendo 64 par la voie de
téléchargements mais aussi ceux de la Megadrive de
Sega et de la PC Engine d'Hudson. La manette est totalement
inédite. Elle a été présentée au
Tokyo Game Show de 2005. Elle se présente sous la forme
d'une télécommande, c'est un engin de pointage. Cette
manette peut interpréter les déplacements diagonaux,
d'éloignement et de rapprochement, ainsi que les rotations
contrairement au traditionnel Light Gun, qui se repére par
rapport à la lumière du téléviseur.
Ici, deux capteurs fixes sous la forme de tiges de 30 cm jouent le
rôle de référentiels. Des extensions peuvent
être attachées à la manette, comme un
joystick(appelé nunchaku), annoncé comme inclus avec
la console. Il constitue un avantage pour les jeux de tir subjectif
tels que Metroid Prime 3: Corruption, les jeux
d'épées (Zelda, Soul Calibur) et de combats (Street
Fighter). Le prix et la date de lancement seront communiqués
au Tokyo Game Show de 2006.